Histoires de Chine... vrai ou faux ?

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Histoires de Chine... vrai ou faux ?

Message par Alca//122 le Sam 31 Mai 2008 - 13:14

On entend de ces trucs sur la Chine aujourd'hui...

Vu que c'est difficile à vérifier, on se demande si c'est de la propagande ennemie ou la vérité vraie.

Les deux articles que voici viennent de courrierinternational.com

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Re: Histoires de Chine... vrai ou faux ?

Message par Alca//122 le Sam 31 Mai 2008 - 13:28

30 mai 2008
TRAFIC D'ÊTRES HUMAINS • Au marché aux enfants de Dongguan

Un journaliste chinois d'un quotidien de Canton a mis au jour un trafic d'enfants loués comme bêtes de somme pour les usines du delta de la rivière des Perles, au Guangdong – que l'on appelle en Occident "l'usine du monde". Extraits.


Des enfants chinois dans une briqueterie, en 2006
DR


Me faisant passer pour le dirigeant d'une entreprise textile à la recherche d'enfants pour travailler comme ouvriers dans son usine, je suis tout de suite entouré par des "contremaîtres". L'un d'eux, qui se présente sous le nom de Pan Ajie, fait venir devant moi plusieurs enfants : "Ils sont en très bonne santé. On peut leur faire faire sans problème les travaux les plus durs !" Et de me saisir la main pour que je frappe les enfants, comme preuve que ce qu'il avance est bien vrai. Les enfants, tels des élèves dociles châtiés par leur maître, ne bronchent pas, la tête baissée.

Après marchandage, Pan Ajie donne finalement son accord pour un taux horaire de 3,50 yuans [environ 30 centimes d'euros] par enfant. Il m'explique que les enfants sont tous originaires de la région des Liangshan, au Sichuan. Les frais de transport et l'argent nécessaire à leurs dépenses quotidiennes leur ont été avancés. Les parents des enfants leur ont rédigé une attestation, officialisée par le sceau du comité du village. "Ils sont mis sous notre tutelle et nous pouvons prendre toutes les mesures. Il suffit pour vous de signer un accord d'embauche avec nous."

Cet accord ne comporte aucune disposition concernant des droits sociaux comme les congés, la protection sociale ou le remboursement des soins médicaux. "C'est notre gros plus !" explique Pan Ajie. "Avec nos employés, vous n'avez pas de soucis, vous pouvez les faire travailler le nombre d'heures que vous voulez chaque jour et leur donner à faire les tâches les plus pénibles sans que cela ne pose de problème. S'ils tombent malades, c'est nous qui nous en occupons. En cas d'accident du travail, il suffit que l'usine propose un dédommagement correct et on n'en parle plus !"

La zone de plusieurs kilomètres de long qui s'étend entre le marché et l'école primaire de la ville de Shipai est devenue le lieu d'un vaste marché du travail clandestin. Des intermédiaires professionnels y amènent chaque jour des dirigeants d'usines pour leur faire choisir la main-d'œuvre dont ils ont besoin, puis d'autres personnes arrivent au volant de camions ou de minibus, qu'ils bourrent d'enfants avant de s'en retourner. J'aborde un homme d'âge moyen, particulièrement actif, Lei Sheng : "Le travail à faire dans notre usine n'est pas très pénible ; il s'agit d'enlever des fils ou d'autres petites tâches de ce genre. Je recherche cinquante ouvriers âgés de 14 ou 15 ans, pour que ce soit plus facile à gérer."

Tout d'abord sur ses gardes, Lei Sheng finit par m'assurer avec professionnalisme qu'il pourra me fournir le nombre de personnes voulu. Il me garantit l'obéissance absolue de ces jeunes et leur soumission à n'importe quel encadrement, en disant que, dans le cas contraire, il suffit de lui téléphoner pour qu'il envoie quelqu'un faire entendre raison aux fortes têtes. Lei Sheng est en fait le chef de la bande des contremaîtres des Liangshan à Shipai. Il a sous ses ordres 18 contremaîtres, qui supervisent eux-mêmes chacun de 50 à 100 ouvriers âgés en moyenne de 13 à 15 ans. Rien que dans la municipalité de Dongguan, il existe au moins trois ou quatre autres grands contremaîtres comme lui.

J'ai par la suite eu confirmation auprès de ces enfants que la plupart d'entre eux n'avaient pas 16 ans quand ils étaient partis travailler en ville. Ils ont été trompés par les "contremaîtres", qui leur avaient promis une bonne rémunération dans les usines du Guangdong (jusqu'à 20 000 yuans par an [1 850 euros]) et la prise en charge de leurs frais de transport et d'entretien.

Quelques jours plus tard, pour me rassurer sur la qualité du travail fourni par les ouvriers enfants, Lei Sheng demande à un de ses subalternes, un certain monsieur Chen, de m'emmener dans une société de matériel audio de la zone industrielle de Shipai. M. Chen m'explique qu'environ 200 enfants originaires des Liangshan travaillent ici sous ses ordres (une centaine de filles pour un peu plus de 90 garçons). Je découvre là le plus jeune enfant ouvrier jamais rencontré lors de toute mon enquête : il n'a même pas encore 9 ans !

Devant mon étonnement, le contremaître Chen éclate de rire, affirmant que c'est tout à fait normal. Il me montre des photocopies de livrets de résidence, m'expliquant que, faute de carte d'identité, les enfants des Liangshan emportent leur livret de résidence quand ils partent de chez eux. Il est très facile de falsifier les photocopies de ce document en indiquant des âges supérieurs à 18 ans, ce qui permet d'être en règle en cas de contrôle. Et, au dire de nombreux enfants ouvriers rencontrés lors de mon enquête, les patrons de leur usine savent pertinemment qu'ils ne sont pas majeurs, mais ferment les yeux pour diminuer les coûts et respecter leur planning.
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Message par Alca//122 le Sam 31 Mai 2008 - 13:29

Revue de presse - 30 mai 2008
CHINE • Des sismologues avait prévu le séisme du Sichuan
Des scientifiques chinois affirment avoir averti les autorités des risques de séisme dans l'ouest du pays. Voilà qui met en difficulté la version officielle de Pékin qui cherche à convaincre l'opinion publique du caractère inévitable des plus de 65 000 morts dûs au tremblement de terre du 12 mai 2008.


Le 14 mai, Geng Qingguo, géophysicien reconnu en Chine, a affirmé dans l'hebdomadaire hongkongais Yazhou Zhoukan avoir prévu un séisme d'une magnitude de 6 à 7 sur l'échelle de Richter, dans les provinces du Sichuan, de Qinghai et du Gansu entre mai 2008 et avril 2009 en se fondant sur l'étude des relations entre sécheresse et activité sismique. Il aurait même, le 30 avril 2008, alerté le Bureau national de sismologie (BNS), l'autorité en matière de séisme, sur un surcroît de risque pour le 8 mai 2008. Ses révélations suscitent une vive polémique, car le BNS aurait négligé l'avertissement. Le responsable adjoint du bureau des prévisions du BNS nie toutefois avoir reçu "des avis d'individus qui prévoyaient ce séisme".

L'agence officielle Zhongguo Xinwenshe tente aussi d'éviter que le BNS ne perde la face. "Les sismologues chinois n'ont pas manqué à leurs devoirs, car les experts des pays développés ont, de la même façon, reconnu leur incapacité à prévoir les séismes", martèle l'article diffusé sur son site. Et d'accuser : "Evidemment, de nombreuses personnes s'autoproclament sismologues et font des prévisions sans méthode scientifique sur la base du Yijing [célèbre ouvrage taoïste] ou de l'observation des astres. Et si, par pur hasard, leurs prévisions s'avèrent sans scrupules, ils en font grand cas. Mais ce sont des charlatans."

Les méthodes de prévisions de Geng Qingguo ont toujours suscité la controverse dans le milieu scientifique chinois. Mais, cet iconoclaste, malgré tout membre du Comité national d'experts des prévisions de catastrophes naturelles, a des arguments : il avait prévu le tremblement de terre qui a frappé la ville de Haicheng en 1975, et surtout celui qui a provoqué plus de 240 000 morts à Tangshan en 1976, un drame que tous les chinois associent à celui qui vient d'ébranler le Sichuan.

Geng Qingguo n'est pas totalement isolé. Li Yong, un géologue chinois, professeur à l'université de technologie de Chengdu, avait publié en 2007, dans la revue scientifique américaine Tectonic, un article sur les risques sismiques importants dans la région du Sichuan. Ce papier avait retenu l'attention des cercles académiques internationaux, mais Pékin l'a ignoré, relève le site du South China Morning Post. "Le séisme a eu lieu sur l'une des deux failles parallèles que les autorités ne semblent pas connaître. Je savais que les villes de Yingxiu et Beichuan souffriraient plus que Wenchuan. Or, dans les premiers jours, tous les efforts de secours se sont concentrés sur Wenchuan", a déclaré Li Yong.

L'hebdomadaire pékinois Zhongguo Xinwen Zhoukan rappelait également dans son numéro du 22 mai 2008 les prévisions d'un autre sismologue chinois, Chen Xuezhong, qui, dès 2002, avait alerté les autorités sur les risques d'un séisme de magnitude supérieur à 7 au Sichuan.

De nombreux scientifiques appellent le BNS à publier l'ensemble des informations relatives à ces mises en garde. Tel Hu Xingdou, professeur à l'université polytechnique de Pékin, dont les propos sont rapportés par Yazhou Zhoukan : "Qu'il y ait ou non une faute autour de la prévision du séisme, il faut faire une enquête. Car s'il y a une tentative de dissimulation de prévisions correctes et que l'on va jusqu'à dénigrer des chercheurs compétents, on va de mal en pis." Pour l'hebdomadaire hongkongais, ceux qui, à l'ère d'Internet, cherchent à dissimuler la vérité sur cette grande catastrophe seront, au final, démasqués.

La polémique se développe d'ailleurs sur toute la blogosphère chinoise. Les messages condamnant le mépris des autorités pour les prévisions de certains scientifiques sont d'autant plus virulents que tout le monde a à l'esprit la rétention d'informations lors de la catastrophe de Tangshan. Un internaute exprime ainsi sa colère : "Je suis l'un des survivants de ce séisme. Les gens de Tangshan détestent le BNS ! Il n'avait pas publié à l'époque les prévisions du séisme, et 240 000 personnes sont mortes ! Trente-deux ans plus tard, on refait de même !"

Sous la critique, les responsables du BNS perdent leurs mots. Sun Shi, le "prévisionniste en chef" de l'instance s'est notamment montré quelque peu confus dans son interview au Beijing Chenbao, quotidien de la capitale. "Cette fois, les phénomènes précurseurs du séisme ont été très rares comparés à ceux qui ont précédé les séismes des années 1960 et 1970. Il n'y avait pas eu de signes précurseurs pour Tangshan, mais il est vrai que cette fois, avant le séisme, de nombreux phénomènes anormaux se sont produits."
Céline Allemand

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