holocauste vient de paraître

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holocauste vient de paraître

Message par konsstrukt le Mar 28 Mai 2013 - 23:30

Holocauste vient sortir sur toutes les plateformes de téléchargement, sans tambour ni trompette mais avec quelques jours d'avance.

Vous pouvez donc dès maintenant foncer dans votre librairie en ligne favorite pour vous le procurer.

Holocauste est un roman post-apocalyptique écrit comme un polar. L'échelle du récit est essentiellement à hauteur d'homme. ce qui m'a le plus intéressé dans l'écriture de cette histoire que j'ai voulu violente et réaliste, ce sont les conséquences morales et sociales d'une telle catastrophe (que je vous laisserai découvrir par vous-même, pas question de vous gâcher la surprise). Le cataclysme que subissent les personnages d'Holocauste n'est pas seulement une menace pour l'avenir de l'humanité, mais aussi le point de départ d'une mise en question de toutes les règles.

Voici les premières lignes de ce livre :

17 juillet

D’après les estimations, il restait quarante mille personnes dans ce pays. Dans le groupe, on pensait que si tout ce monde convergeait vers Paris, un nouveau départ serait possible.
Deux, parmi les huit militaires qui dirigeaient la communauté, avaient torturé en juin, tout le monde le savait, mais ils étaient nécessaires. Trois ex-policiers et un médecin se partageaient l’organisation du groupe, la répartition des tâches et la logistique. Les médicaments étaient centralisés. Pour la nourriture on tolérait que chacun ait sur soi trois jours de réserves, le surplus étant mis en commun. Deux professeurs d’université s’occupaient des enfants et des adolescents.
Au moment de leur départ, Lyon était dans le chaos. Un prêtre d’extrême droite avait investi la basilique de Fourvières avec sa congrégation. Il conduisait une croisade, la conversion ou la mort ; ils traquaient et brûlaient les hérétiques, les juifs qui ripostaient, la guerre était partout, il était temps de fuir.
Ils avaient suivi l’A6 jusqu’à Dijon. Là, des survivants se mêlèrent à leur groupe. Ils remontèrent la N74, rectiligne, sur trente kilomètres, puis firent une longue pause vers Langres. Il plut durant plusieurs jours. Des pillards basés au lac de la Liez les attaquèrent, ils perdirent de nombreux compagnons. La bataille souda le groupe. Les gens se parlèrent davantage et gagnèrent en autodiscipline et en empathie. À leur départ de Langres, ils évitèrent routes et habitations. Ils contournaient les forêts et marchaient tout le jour sous une pluie tiédasse et un ciel nuageux qui ne s’interrompait jamais, ils suivaient la Marne, boueuse, agitée, grêlée de gouttes, déprimante. Comme il faisait moins chaud, on marchait plus longtemps ; cependant le climat rendait le terrain plus fatigant et la progression plus lente, ainsi on gâchait ce temps gagné en efforts inutiles. À vingt heures on établissait le camp, parfois sous la pluie qui devenait alors froide, souvent à proximité d’un affluent de la Marne qui avait débordé et transformé ses berges en boue. Un groupe allait chasser, équipé d’arcs trouvés à Décathlon et de flèches artisanales. Au camp, les guetteurs prenaient leur poste, on distribuait les corvées, on allumait les feux. Du bois avait été ramassé toute la journée par les jeunes. En plus du feu principal, qui occupait le centre du camp et lançait des flammes de plusieurs mètres, quatre feux plus modestes éclairaient les postes de guet ; tous brûleraient toute la nuit, éloignant les bêtes de plus en plus hardies, et servant de point de ralliement aux éventuels survivants isolés. Puis venait l’heure de préparer à manger ; après le repas les gens se détendaient enfin.

18 juillet

La colonne s’effilochait sur deux cents mètres. Cheminant à travers les champs brûlés par le soleil revenu et détrempés par la pluie des jours précédents, le groupe longeait le canal de la Marne à la Saône. Les corbeaux et les moineaux bouffaient ce qui restait des cultures, ils ne craignaient plus du tout les hommes. On progressait entre Condes et Vouécourt, on retrouverait la Marne en fin de journée. Le changement de climat était total ; le soleil écrasait tout et tout le monde. Le ciel était d’un bleu gris monochrome et insoutenable, sans nuage pour le nuancer, et tout étincelait d’une lumière crue qui brûlait les yeux et la peau. Tout le monde transpirait. Personne n’avait la force de parler. On faisait des pauses pour se désaltérer ou s’asperger.
Vingt kilomètres à marcher entre le canal rectiligne et les champs, en plein soleil, pas d’ombre, des mouches, des guêpes, des taons, de l’aube au crépuscule, avec des pauses pour manger, des pauses quand il faisait trop chaud, des pauses quand les enfants ou les vieux n’en pouvaient plus, des villages qui n’étaient que charniers, maisons pillées, noms sur un panneau ou sur une carte et qui ne signifiait rien. Riaucourt, 446 habitants, pas de survivant ; Bologne, 1943 habitants, un survivant qui rejoignit la communauté ; Roôcourt-la-Côte, 42 habitants, pas de survivant ; Viéville, 257 habitants, pas de survivant ; Vraincourt, 92 habitants, pas de survivant ; Soncourt-Sur-Marne, 64 habitants, pas de survivant ; Vouécourt, 207 habitants, pas de survivant ; partout l’absence des vivants et les traces de la maladie et du vandalisme, partout les cadavres entassés, partout les maisons laissées par leurs occupants enfuis d’ici pour mourir ailleurs, et quelquefois l’indice d’un groupe passé là quelques jours ou quelques semaines auparavant et qu’on ne rencontrerait jamais.
Vers dix-huit heures, un vent se leva qui assainit l’atmosphère. On accéléra. Des nuages mauves atténuèrent l’éclat du ciel. Après vingt heures la température descendit enfin sous vingt degrés.

19 juillet

La lumière saturait les couleurs comme dans un western italien, blancs de chaux, verts presque noirs, marrons granuleux aux éclats cramoisis, et détourait toute chose au cutter, donnant à voir chaque objet coupé de tous les autres, indépendant, figé et aliéné dans son éclat blessant. Les kilomètres se succédaient, interchangeables, et aussi les villages, patronymes lus et oubliés aussitôt, odeurs fades non plus de charnier, mais de décharge publique, squelettes. Buxières, Froncles, Villiers-sur-Marne, Gudmont, Rouvroy-Sur-Marne, Donjeux, Mussey-sur-Marne de l’autre côté de la N67 où, au bord du canal, on établit le camp.
Les soirs se suivaient et s’apparentaient les uns aux autres. Ce soir-là près du feu, trois hommes de quarante ans avec une guitare, une clarinette et un harmonica jouaient des standards de blues et quelques airs folkloriques français. La lueur des flammes leur cuivrait la peau et faisait briller leurs yeux ; leurs ombres s’étiraient très loin. Près d’eux une demi-douzaine de personnes se partageait entre leur conversation et la musique, s’interrompant parfois pour chanter.
À cinquante mètres de là, deux équipes de quatre jouaient au foot dans la lueur douce des flammes, environnés d’ombres considérables et dansantes, malgré l’épuisement. Des cailloux et des branches délimitaient le terrain. Ils riaient, s’interpellaient, se bagarraient pour rire. Des enfants les encourageaient.

20 juillet

Fronville, Joinville où il restait deux survivants, Autigny-le-Grand, Autigny-le-Petit, Curel, Chatonrupt, Breuil-sur-Marne, Rachecourt-sur-Marne, Chevillon dans son prolongement, Sommeville et la fin de la journée Fontaines-sur-Marne près des ruines gallo-romaines.



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